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Amélie Veille a changé de peau Par Michel Roy «Les voyages que j’ai faits au Québec et à l’étranger m’ont inspirée beaucoup pour cet album. Une quête de liberté. Ça m’a permis de m’affranchir, de me débarrasser d’une vieille peau un peu comme un serpent». Amélie Veille a ouvert grand les voiles de son âme et prend tout le vent qui souffle pour voguer allègrement sur les flots de la vie. Ce deuxième disque intitulé Un moment ma folie a été lancé à Montréal le 27 mars et au Petit Champlain à Québec le 11 avril dernier. «J’ai le sentiment que cet album-là va m’amener à vivre des choses encore plus extraordinaires que le précédent. À 21 ans tu es une jeune adulte qui traîne encore toute son adolescence avec elle. Maintenant à 24 ans, je me sens plus près de ma souveraineté émotionnelle» nous confie la jeune auteure-compositeure-interprète qui manifestement va se tenir dans le peloton de tête de la nouvelle chanson québécoise. Science et patience Musicalement ses mélodies sont généralement belles et accrocheuses. Mélange de folk et de pop très urbain dans ses thèmes, Amélie a trouvé son style et les comparaisons du début avec Lynda Lemay ne tiennent plus. Et quel beau travail de Toyo, dont les arrangements servent si bien les chansons d’Amélie. «On s’est offert une pré-production. Je travaillais avec Toyo, au sous-sol chez lui. On décidait comment on veut telle ou telle chanson. Alors quand on est arrivés en studio, on avait les lignes directrices. Les musiciens ont ajouté leur contribution, mais c’était tellement plus facile, on savait ce qu’on voulait pour chacune des chansons», nous explique Amélie, qui aura consacré deux ans à l’écriture et six mois au travail en studio. Rêver grand Dans Un moment ma folie, la pièce-titre de l’album, elle énonce clairement qu’elle veut «rêver grand». Ce qu’elle vit présentement, c’est le rêve qu’elle faisait jeune qui se réalise. «Ça ressemble beaucoup à ça. Certes t’imagines pas tout le travail, ni les périodes de désarroi et de découragement, ni la recherche. Mais t’imagines pas non plus toute la magie, toutes les rencontres intéressantes. Je vis un état qui se rapproche de l’état de grâce» réfléchit-elle tout haut. «Quand tu te laisses guider par tes passions, ça t’amène à vivre des choses extraordinaires. Et je suis prête à passer par-dessus bien de la bouette pour vivre ces quelques moments de grâce», conclut celle qui choisit d’être souveraine de sa vie. |